
Port-au-Prince, Haïti : Une nouvelle tentative de déstabilisation vise le Commissaire du Gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Maître Frantz Monclair. Depuis plusieurs jours, un faux compte WhatsApp circulant sous le numéro 4337-2339 et portant son nom est utilisé pour propager des informations mensongères, notamment sur l’octroi présumé de visas à des étudiants contre la somme de 52 000 gourdes.
Le Commissaire Monclair dément formellement toute implication dans cette affaire et qualifie cette manœuvre de machination orchestrée par des mains cachées. Selon lui, ce faux compte a été créé par des individus mal intentionnés, issus du monde judiciaire, dans le but de salir sa réputation et freiner les réformes qu’il a engagées au sein du parquet.
Depuis environ une semaine, plusieurs avocats et figures influentes du système judiciaire s’en prennent ouvertement au Commissaire, l’accusant de bouleverser les équilibres internes. En réalité, Maître Monclair a lancé une série de mesures visant à lutter contre le copinage, les passe-droits et la corruption au sein du parquet , des réformes qui, selon des sources proches du dossier, dérangent certains “gardiens du système” habitués à des pratiques opaques.
Face à cette campagne de désinformation, le Commissaire du Gouvernement a saisi la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) afin qu’une enquête soit ouverte sur le numéro en question et que les auteurs de cette fraude soient identifiés et traduits en justice.
« Je ne me laisserai pas intimider par ceux qui veulent maintenir le système dans la médiocrité. La justice doit être au service du peuple, pas d’intérêts privés », a déclaré Maître Monclair à notre rédaction.
Cette affaire relance le débat sur la vulnérabilité des institutions face aux attaques numériques et sur la nécessité de renforcer la cybersécurité dans les sphères judiciaires et administratives.
Harold Gaspard
Journaliste indépendant
