(FILES) In this file photograph taken on August 19, 2020, Colonel Assimi Goita speaks to the press at the Malian Ministry of Defence in Bamako, after confirming his position as the president of the National Committee for the Salvation of the People (CNSP). Two armed men, including one who wielded a knife, attacked Mali's interim president Assimi Goita on July 20, 2021, an AFP journalist saw, during prayers in the great mosque in the capital Bamako. The attack took place during festivities for the Islamic festival of Eid al-Adha. The president has since been taken from the scene, according to the journalist. / AFP / MALIK KONATE
International

MALI: La junte promet des élections après la tenue des assises

Une délégation du conseil de sécurité de l’Onu s’est rendue ce dimanche auprès de la junte malienne dirigée par le Colonel Assimi Goïta pour échanger sur le calendrier électoral et le respect des accords de transition.

Après la rencontre avec les émissaires des Nations-Unies, le Premier ministre de la transition, Choguel Kokalla Maïga, face à la presse, a fait l’économie des échanges entre la junte et les émissaires. En tant que Premier ministre, il révèle son intention « de mettre en place un organe unique indépendant chargé des élections pour minimiser les risques de contestation post-électoral. La troisième revendication du peuple, c’est la refondation de l’État et enfin les questions de sécurité », dira le Pm qui rappelle avec regret que « l’insécurité a occupé les 80% du territoire national. Les forces patriotiques qui sont à la tête de l’État, n’ont d’autre agenda que celui du redressement du Mali. De faire les réformes nécessaires dans un contexte stabilisé et aller à des élections avant de mettre en place des institutions stables qui vont conduire le pays à partir des réformes qui ont été faites », fait-il savoir. La junte a annoncé samedi que ces « Assises nationales de la refondation » se tiendraient du 21 au 26 décembre prochain.

Cependant, il révèle que « notre objectif c’est de nous donner les moyens de sécurisation de notre population auprès de partenaires parmi lesquels la Fédération de Russie avec laquelle le Mali a signé depuis les années 60, des cadres de coopération assez fructueux avec 80% des militaires maliens qui ont été formés en Russie. Plus de 80% du matériel que nous utilisons a été payé en Russie… »

Toutefois, il souligne que « les élections ne sont pas une fin en soi. Aucun acteur majeur ne peut battre campagne à l’intérieur du pays à part dans les capitales régionales. Nous travaillons à créer un minimum de conditions de sécurité pour permettre à une large frange de la population d’aller aux élections. Secundo, ces élections doivent se tenir sur la base de conclusions des assises nationales de la refondation. Nous reviendrons avec un agenda précis, argumenté, documenté pour dire combien de temps la transition va durer… »

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