
Le regroupement des employés consciencieux de l’Office d’Assurance Véhicules Contre Tiers (OAVCT) a dénoncé le mauvais fonctionnement de l’institution depuis l’arrivée de Pierre Jean Raymond André à la direction générale.
Lors d’une conférence de presse tenue le 11 septembre 2025, les membres de ce regroupement ont vivement critiqué la gestion du directeur général, plus de sept mois après son installation à la tête de cette institution publique. Selon eux, à chaque revendication des employés, Pierre Jean Raymond André trouve toujours un prétexte pour les écarter.
Les employés affirment que l’OAVCT une institution en faillite comme prétend son DG, une situation que rejettent certains cadres de l’institution. Ces derniers soulignent que l’OAVCT n’a pas l’habitude de vendre ses services à crédit et rappellent que tous les véhicules circulant sur la voie publique paient régulièrement leur police d’assurance. Cependant, selon eux, l’argent collecté aurait été détourné au profit de la famille politique du directeur général.
Yvard Georges, l’un des responsables du regroupement, dénonce la quasi-paralysie du service de constat de l’institution. Aucun dispositif n’a été mis en place pour assurer son bon fonctionnement, alors que ce service est essentiel pour éviter les conflits entre l’État et les automobilistes, dans un contexte où les accidents de la route deviennent de plus en plus récurent.
Par ailleurs, les employés accusent le directeur général d’avoir refusé d’octroyer des promotions à certains cadres de l’institution. Selon eux, Pierre Jean Raymond André utilise son pouvoir pour exercer du chantage sur les avantages qui revient de droit aux employés. Dans un document transmis au DG le 20 mars 2025, contenant une liste de revendications, aucune réponse n’a été donnée cinq mois plus tard.
Parmi les principales exigences figurent : une augmentation salariale, l’octroi d’une carte de débit de 30 000 gourdes, l’amélioration des conditions de travail, ainsi que la fin des nominations politiques. Les employés dénoncent en effet la désignation de personnes sans expérience, choisies sur des critères politiques, comme directeurs de services au détriment des cadres expérimentés de l’institution.
