Politique

L’ANC n’aurait-elle pas « exagéré » les accusations de perturbations de sa campagne ?

©linformateur.net – 13 février 2020 – 11h25

En conférence de presse mardi 11 février, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a dénoncé une série d’entraves et de perturbations de la campagne de son candidat Jean-Pierre Fabre. Plusieurs meetings du parti auraient été « interdits » ou perturbés à l’intérieur du pays, selon un communiqué du parti.

L’ANC cite les cas de Cinkassé, Tandjouaré, Gando ou encore Bassar où ses activités de campagne auraient été empêchées ou interdites par les préfets ou simplement perturbées par des groupuscules se réclamant du parti au pouvoir.

Nos enquêtes nous ont amené à interroger le préfet de l’Oti-sud dont relève par exemple la localité de Gando. Stupeur et étonnement de l’autorité de la localité, il dit n’avoir jamais été au courant de la tenue des réunions en question.

« C’est sur vos ondes et par les réseaux sociaux que j’apprends qu’un meeting de l’ANC est interdit à Gando. Je n’ai jamais reçu une notification de ce parti avant de parler d’une interdiction. Demandez aux responsables de l’ANC s’ils ont eu un contact quelconque avec moi ? », nous lâche le préfet de l’Oti sud à Gando, Pilakani Lemou de l’Oti.

En période électorale, les activités de campagne sont régies pas l’article 71 du code électoral, poursuit notre interlocuteur. Ledit arcticle semble pourtant clair sur la procédure à suivre pour tenir une réunion de campagne.

« Les réunions électorales ne peuvent être tenues sur la voie publique. […] La déclaration doit en être fait au préfet ou au maire au moins vingt-quatre (24) heures à l’avance, en leur cabinet, par écrit et au cours des heures légales d’ouverture de services administratifs. », dispose l’article 71 du code électoral.

Les responsables locaux de l’Alliance Nationale pour le Changement n’auraient-ils pas négligé cet aspect ? Tout porte à croire que oui, selon la version du préfet du milieu, version que corrobore d’ailleurs le ministre de l’administration territoriale sur les ondes de RFI.

Payadowa Boukpessi a invité les préfets à la souplesse, mais a convié les partis politiques à respecter l’obligation d’informer les autorités locales avant toute activité de campagne.

Le premier tour du scrutin se tiendra le 22 février prochain, la campagne électorale court jusqu’au 20 février.

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