Politique

Au PNP, on n’a visiblement aucune intention de prendre le pouvoir par les urnes

©linformateur.net – 07 janvier 2020 – 11h11

Le Parti National Panafricain (PNP) a-t-il l’intention d’arriver au pouvoir par les urnes ? Difficile de répondre à cette interrogation par l’affirmative au regard des derniers développements de l’actualité au sein de ce parti.

Depuis quelques jours, le parti de Tikpi Atchadam traverse une zone de turbulence. Ouro-Djikpa Tchatikpi, l’un des principaux conseillers du président du parti est devenu persona non grata. On lui reproche d’avoir pris des libertés depuis sa sortie de détention et son départ pour l’Allemagne. Dans un premier temps le parti n’a pas dévoilé le reproche qui lui est fait, il a été déchargé de son rang de conseiller du président.

Le feuilleton s’est poursuivi lundi 06 janvier. Dans un premier temps c’est une note de M. Tchatikpi qui a été publiée dans laquelle il prenait acte de la décision de son parti  de le décharger de ses fonctions de conseiller. Quelques heures plus tard, c’est un communiqué d’exclusion en bonne et due forme que le PNP a rendu public. On y découvre un peu plus les griefs portés contre l’ex-conseiller.

« Il ressort aujourd’hui, (…) que monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi se prépare activement à se présenter à l’élection présidentielle annoncée, sous les couleurs et avec l’emblème du Parti National Panafricain (PNP) », écrit le secrétaire général du parti dans le communiqué.

Que reproche-t-on au juste à Ouro-Djikpa ? Est-ce d’avoir cherché à être candidat ou à l’être au nom du parti ? Cela veut-il dire que la question de la participation à la présidentielle n’est pas à l’ordre du jour au PNP ? Dans le même communiqué on lit que « ces actes extrêmement graves, que monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi pose, portent atteinte à la cohésion des actions, à la ligne politique et à l’image du parti ».

On se perd en conjectures sur le cas d’espèce. Le PNP n’envisage-t-il jamais se présenter à un scrutin ? Absent des législatives de 2018 et des municipales de 2019, le PNP ne va pas non plus participer à la présidentielle du 22 février. Doit-on croire que les joutes électorales ne sont pas dans l’ADN du parti au cheval ?

Il faut tout de même croire qu’au sein du Parti National Panafricain, chercher à être candidat est un crime de lèse majesté dont le châtiment absolu est l’exclusion. Ouro-Djikpa Tchatikpi l’aura appris à ses dépends. S’il se rêve en candidat, il doit le faire sans les attributs du PNP. Lui-même fut naguere des rangs de ceux qui poussaient au boycott des élections. Comment le parti de Tikpi Atchadam compte s’y prendre pour arracher le pouvoir de manière démocratique ?

Le premier tour de la présidentielle est fixé au 22 février 2020. Le mercredi 08 janvier, la Commission Électorale Nationale Indépendante va clôturer le dépôt des dossiers de candidature.

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